13 septembre 2008

Départements

Ils sont 96 en métropole, et 4 outre mer.
La création des départements remonte à la révolution, et c'est une décentralisation totale qui remplace l'organisation de l'ancien régime, puisque les conseils généraux créés alors se voient attribués des pouvoirs illimités. Cette révolution dans la révolution est rapidement mise à mal par Bonaparte, qui revient sur la décentralisation au profit d'une organisation déconcentrée, avec la création des Préfets notamment. Il faut attendre 1848 pour que les conseillers généraux soient élus au suffrage universel, le président du Conseil Général étant lui nommé par le Président de la République, puis l'empereur sous Napoléon III.

La constitution de 1958 introduit pour le département la notion de collectivité territoriale à part entière. Les lois Deferre de 1982 traduisent ce grand principe en réalité. Cette loi pose le principe de la libre administration des collectivités territoriales et de leur autonomie dans leurs domaines de compétence. La loi de 1983 établit les transferts de compétence entre l'Etat et les collectivités territoriales. Elle est complétée par la loi de 2003 qui organise des transferts supplémentaires aux départements ; versement du RMI, réseau des routes nationales...

Les conseillers généraux sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 6 ans lors des élections cantonales. Ces élections sont organisées tous les trois ans à l'occasion des élections régionales et municipales, ce qui renouvelle la moitié du conseil général tous les trois ans.
Le président du Conseil Général est élu par les conseillers généraux, pour un mandat de trois ans. Les mandats électifs sont renouvelables sans limitation.

Les compétences spécifiques des Départements : l'action sanitaire et sociale (dont le RMI depuis 2003), l'équipement, l'environnement, le développement économique, les actions culturelles parmi lesquelles les archives, l'enseignement musical et la gestion des BDP depuis 1986.
Par ailleurs, selon les départements, ceux-ci participent à des compétences élargies, en soutien aux Communes ou aux Régions.

Réforme 2007 de la FPT

Après la lecture du diaporama disponible sur le site du CNFPT, voici ce que j'ai retenu des grandes lignes de cette réforme ;


Tout d'abord, cette réforme introduit la notion de "formation tout au long de la vie" dans la gestion des carrières des agents de la FPT ; le DIF Droit Individuel à la Formation est ainsi acquis pour les agents (à raison de 20h par an), la VAE Validation des Acquis de l'Expérience, est également introduite dans le parcours de formation des agents, la professionnalisation repose sur une alternance centre de formation / employeur, avec l'introduction du rôle de tuteur, enfin un livret individuel de formation par agent est mis en place, dans le but de le rendre pleinement acteur de son parcours de formation tout au long de sa carrière au sein de la FPT.
En terme de recrutement et de gestion des concours, la réforme "décentralise" en quelques sortes les concours de catégorie C et B et certains concours de la catégorie A ; ce sont les centres de gestion, à un niveau interrégionnal, régional ou départemental, qui ont l'initiative de l'organisation de ces concours ; un département qui aurait besoin de recruter sur son territoire cinq ATQCPB peut ainsi, sans attendre un concours national, organiser son propre concours.
La réforme introduit enfin l'intercommunalité dans la FPT ; un EPCI est désormais un employeur possible pour un agent de la FPT, au même titre qu'une commune, un département ou une région.

12 septembre 2008

Parcours et motivations...

Premières tentatives aujourd'hui pour exprimer mon parcours et mes motivations pour le métier de bibliothécaire ; je me suis enregistré ce matin ; le premier jet dure 9 minutes ! en retravaillant ma présentation, je suis arrivé à un monologue de 2 minutes 30, à la limite de l'inaudible... Finalement, au 6ème essai, j'arrive en 3 minutes à dire ce qui suit :

Le premier emploi que j'ai occupé, juste après mon baccalauréat, était celui d'employé de bibliothèque, au sein d'un IUT. C'est à cette occasion que j'ai découvert ce métier, et que j'ai décidé de suivre le DUT information communication option documentation.

Après l'obtention de mon diplôme, j'ai travaillé comme documentaliste, chargé de la mise en place d'un nouveau logiciel de gestion du fonds et des prêts. Je suis parti ensuite en Angleterre, à l'Université de Manchester, ou j'étais chargé du développement d'une application d'enseignement du Français assisté par ordinateur, et de l'animation de cours. J'ai travaillé ensuite dans une société de services informatiques à Londres, ou j'ai développé une base de données d'analyse de résultats de sondages commerciaux, puis je suis parti en Gambie, en Afrique de l'Ouest, où j'étais formateur pour adultes en bureautique.

A mon retour en France, j'ai décidé de suivre une formation de formateur à l'AFPA pour capitaliser mes expériences passées, et après obtention de mon diplôme j'ai travaillé dans un centre L'ADAPT, où j'ai formé un public de travailleurs handicapés à la bureautique et aux techniques de recherche d'emploi.

En août 99, j'ai intégré le poste que j'occupe actuellement, où je suis chargé d'accueillir et de conseiller le public demandeur d'emploi et les entreprises qui recrutent. J'occupe aussi les fonctions de formateur ; de mes collègues, nouveaux recrutés ou agents en place, sur les thématiques de l'accueil du public et de l'accompagnement de demandeurs d'emploi, mais aussi des demandeurs d'emploi, par l'animation d'ateliers de recherche d'emploi.

Si je dois établir un lien entre ce parcours et mon projet professionnel actuel, je parlerais d'abord du service au public ; qu'il soit client, qu'il soit stagiaire en reconversion, qu'il soit chef d'entreprise ou demandeur d'emploi (cadre ou ouvrier), mes expériences professionnelles m'ont permis d'être au contact d'une grande diversité de public, et je n'envisage pas aujourd'hui la poursuite de ma carrière professionnelle sans ce contact.

Autre constante dans mon parcours ; l'informatique et les nouvelles technologies, que j'ai utilisés quotidiennement dans chacune de mes expériences. Je suis un internaute convaincu, et ai réalisé plusieurs sites personnels et un blog, dans le cadre de la préparation de ce concours. Internet est pour moi un outil de travail et un passe temps.

Le terme de médiation me paraît bien illustrer mon parcours ; médiation entre des clients et l'applicatif informatique dont ils ont besoin, entre les apprenants et les savoirs faire à acquérir, entre les demandeur d'emploi et le marché du travail, entre les usagers et le fonds documentaire et les équipements à disposition dans une médiathèque...

11 septembre 2008

Acquisitions & sélection


Je veux parler ici de la diversité de la création littéraire, et de la nécessité pour la médiathèque de la représenter dans ces rayons...

N'étant pas particulièrement versé dans les confessions intimes de Catherine M., les romans d'Amélie N. ou de Guillaume M., je me demande bien comment je vais pouvoir exercer l'une de mes fonctions pourtant ô combien essentielle ; le choix des romans à commander, et ceux à laisser de côté. Et ce choix ne doit pas être facile, avec plus d'un demi million de titres disponibles en France en 2007 !!!

Au risque de paraître un peu démagogue, je veux croire que la prise en compte des suggestions des usagers fait bel et bien partie de mon travail de sélection. N'ayant jamais été confronté à la lecture d'un cahier de suggestions, mais étant réaliste quant aux limites d'une telle démarche, j'ai envie de croire qu'un titre revenant plusieurs fois, qu'un auteur peu connu feront partie des éléments qui éclaireront mes choix.
Je me remémore les lois divines concernant les acquisitions (cf la politique d'acquisitions en 12 points de l'ABF) ; ne pas céder à la pression commerciale, mettre en commun les réflexions, tenir compte de son public, penser réseau...
Effectivement, la bibliothèque ne doit pas être une pâle copie d'une grande surface culturelle (tout ce qui se vend s'y trouve) ou d'une librairie trop intimiste (mon choix est-il celui de mon public ?) mais bien un service public de la culture (répondant aux demandes de ce public - sans servitude extrême - et à des ambitions culturelles).
L'équilibre à trouver me paraît vraiment fragile...

Je me rassure en me disant que normalement, je ne devrais pas être vraiment seul à faire ce choix... Que je pourrais m'appuyer sur une politique documentaire bien construite (?). Qu'autour de ma bibliothèque s'en trouveront d'autres, qui compenseront mes manques...
Je viens aussi de recenser quelques sites Internet dignes d'intérêt pour couvrir l'actualité littéraire, qu'elle soit commerciale ou plus confidentielle ;

Plusieurs éditeurs se regroupent ici pour mettre en avant les premières œuvres de leurs catalogues ; critique, informations biographiques complémentaires, résumés... tout est là pour découvrir de nouveaux talents.
http://www.premiersromans.com/

Quelques sites commerciaux aussi bien sûr, qui ont le mérite de recenser les grands succès, les livres dont on parle, dans un certain sens les incontournables...
http://www.fnac.com/
http://www.lefigaro.fr/livres/

La presse littéraire bien sûr, avec en édition papier ou en ligne :
http://www.magazine-litteraire.com/
http://www.lire.fr/
Et l'incontournable et très professionnel :
http://www.livreshebdo.fr/

Quelques blogs parmi une liste inépuisable...
http://www.bpi.fr/blog/?cat=5
http://passouline.blog.lemonde.fr/

Le portail de la culture Evene, avec, entre deux bandeaux publicitaires (!), une mine d'infos et d'actus :
http://www.evene.fr/

Les librairies en ligne, celle où je me fournis ou d'autres, qui font part de leurs choix et coups de coeur, ici l'exemple des librairies Decitre :
http://www.decitre.fr/

Pour finir, ce lien vers un débat enregistré au Salon du Livre 2008 sur la production exponentielle de l'édition en France, débat que l'on peut écouter sur la Web radio du livre de Radio France : http://www.radiofrance.fr/thematiques/livre/dossier/dossier.php?rid=350000106&aid=360000468&formtype=dossier

10 septembre 2008

Acquisitions & politique


Voici quelques jours que le résultat de recherches aléatoires sur l'OPAC de ma médiathèque sème le trouble dans mon esprit (qui n'a vraiment pas besoin de ça en ce moment !...).
Je trouve dans le catalogue 17 livres de et sur Sarkozy, 9 de et sur Ségo, 7 de et sur Bayrou, 4 sur Le Pen (tous critiques), 1 enregistrement audio (?) de Dominique Voynet, rien sur Besancenot...
Que des livres sur la politique fasse partie des rayons, oui, très bien, je m'en félicite, nous sommes aussi là pour servir la citoyenneté et informer sur les courants politiques du pays. Rien à redire la-dessus.
Mais comment justifier de choisir le livre de Raphaëlle Bacquet sur la rupture Royal-Hollande, ou le "Cécilia la face cachée..." qui reprend tous les ragots sur le couple Nicolas-Cecilia, de ne trouver que des livres d'analyse et de critique du phénomène Le Pen (alors que certains des livres qu'il a signé sont en vente, donc légaux j'imagine...). Je répond quoi, moi, à l'élu FN de ma collectivité quand il me demande pourquoi je ne propose pas un seul livre de son mentor ?...
Je pensais, naïvement sans doute, que je ne devais pas céder au phénomène de mode de l'édition "peopolitique", je pensais que plutôt que d'acheter le programme de tel ou tel candidat, je devais proposer à mes usagers des ouvrages d'analyse, de critique des différents partis et de leurs responsables. Que ma médiathèque achète le livre de la Ministre Ségolène Royale sur le droit des enfants est logique et évident, qu'elle achète la confession intime et politique de l'ex candidate ("ma plus belle histoire, c'est vous") m'étonne...

Là encore, je suis partagé entre d'une part, la nécessité de servir mon public, qui sera sans doute, pour partie, très heureux de trouver ces ouvrages et d'autre part, mon "devoir" d'objectivité et de respect de la diversité des opinions (même, JMLP, de celles que je ne partage pas, mais alors pas du tout...).

Que dire à l'oral si l'on m'interroge là dessus ?... Je crois que je resterai sur ma ligne ; préférer l'analyse du discours au discours lui même, éviter le people (à quand Voici et Gala dans la très digne salle d'actualité ?), et garantir la représentation de tous les courants d'opinion...
Pas simple tout ça quand on n'est pas "dedans" !

5 septembre 2008

Question posée en 2006 ; la signalétique extérieure

Signalisation de la médiathèque dans la ville et les moyens de la faire connaître

Je place la signalisation de la médiathèque au même niveau que celle de l'hôtel de ville, de l'hôpital, du musée. Cela inclut notamment une signalisation urbaine, aux carrefours stratégiques de la commune par exemple. Selon la configuration de la ville, et la situation de la médiathèque dans celle-ci, des signalements innovants peuvent être mis en place : marquage au sol dans le périmètre proche de la médiathèque (exemple de la Comédie à Reims, où les noms de quelques grands auteurs de théâtre peints sur les trottoirs guident les piétons vers l'entrée), affichage créatif et directionnel à des points stratégiques. Autre signalisation, plus induite celle-là, la visibilité architecturale de la médiathèque ; les nouvelles constructions sont facilement repérables, des choix ambitieux ayant été opérés ces dernières années ; Médiathèque de Troyes, de Limoges, bâtiment des Champs Libres à Rennes, ou exemple plus significatif encore, la BPI à Paris. Pour des bâtiments plus anciens ou plus anodins, un habillage de la façade peut-être envisagé à l'occasion d'une exposition ou d'animations particulières.

Cette communication visuelle peut (ou doit) s'accompagner d'une communication écrite par la distribution de brochures présentant la médiathèque et ses actualités ; ses brochures peuvent être diffusées dans des lieux repérés d'information ; office de tourisme, mairie, maisons de quartier, universités... La diffusion peut également être élargie à des lieux moins évidents ; en déposant par exemple régulièrement des brochures dans les ANPE, les CAF, la chambre de commerce, les maisons de retraite, les cinémas et théâtres, les musées, les lieux d'exposition, les écoles, collèges et lycées... Des campagnes d'affichage évènementiel peuvent être organisées également pour informer sur une exposition ou une animation particulière auprès des commerçants par exemple. La communication de la médiathèque doit s'appuyer sur ses partenaires ; les associations de lutte contre l'illettrisme, les points accueil des migrants, les écoles, les centres de documentations privés ou publics du territoire...

4 septembre 2008

La rentrée...

Plus de 3 mois depuis le dernier message... Les écrits sont passés, j'en suis revenu dépité, mécontent de ma production. Et pourtant, voilà que mon nom fait partie de 29 retenus pour passer l'oral. Ah, les mystères du concours...

La dissertation, dont le sujet avait de quoi inspirer, et correspondait assez aux réflexions que j'ai pu mener au fil de ma préparation, m'a totalement décontenancé ; j'ai paniqué. La formulation peut-être : "Les bibliothécaires accusent les usagers d'être des consommateurs, mais que leur proposent ils qui leur permettraient d'être des acteurs ?". Je l'ai trouvée négative, il fallait partir d'un constat d'opposition voir de conflit entre usagers et professionnels. Pourtant je suis d'accord, il en va de la responsabilité du bibliothécaire de donner les moyens à l'usager de devenir actif et non passif dans son acquisition de culture, de savoirs, de connaissances. J'ai donc produit un plan bateau sur les nouveaux usages qui font penser à une pratique de consommateur puis, oh surprise, ce qui permet de placer l'usager au centre de son usage de nos ressources ; formation, web 2.0, animations... En sortant, j'ai eu l'impression d'avoir rendu un devoir au mieux moyen au pire médiocre... Le questionnaire lui m'a beaucoup inspiré ; l'étudiante qui a pris mon devoir à la fin de l'épreuve m'a presque félicité d'avoir noirci 10 pages...

Bref, je suis rentré en me disant que c'en était fini pour moi, et ai passé l'été à réfléchir à de nouvelles options professionnelles. J'en étais à regarder les dates du concours de secrétaire de documentation quand les résultats ont été publiés...

L'été n'a pas été perdu pour autant. J'ai dévoré quelques livres qui attendaient la fin de mes révisions pour être libérés de mes étagères ; les 5 romans de Stephen Mccauley notamment, qui ont ensolleillé mon été !

Hier, après les résultats, j'ai ressorti tous mes cours et dossiers, et me voila reparti !
Dés demain, je ré-attaque la publication sur ce blog de mes réflexions, et je me re-plonge dans mes Télérama, Lire, BBF, et autres Que-sais-je sur les institutions et la FPT...

Et surtout, je verbalise ces motivations qui sont toujours aussi fortes pour ce nouveau métier !