21 novembre 2008

PMB

Voici trois semaines que j'ai téléchargé et installé le SIGB libre PMB sur mon PC. Il m'a fallu d'abord créer mon serveur web ; je conseille vivement EasyPhp, téléchargeable un peu partout sur le net, et qui a un mérite principal ; je n'ai rien compris à l'installation, mais ça marche !

Puis l'installation de PMB, qui elle aussi est assez simple ; lire le guide d'installation AVANT l'installation est un vrai atout ; en bon autodidacte, j'ai d'abord squeezé cette étape, et après avoir saisi une dizaine de notices, je me suis rendu compte que l'absence de certains paramétrages de base m'empêchait de gérer mes exemplaires ou de bulletiner... Désinstallation, retour à la case départ, re-saisie des notices...

J'attaque maintenant la partie "actions personnalisables" et je découvre avec joie (toute relative quand même) qu'il faut programmer en langage SQL tous les états personnalisables que l'on veut créer... Retour aux sources, c'est un langage auquel je me suis formé il doit bien y avoir 10 ans...

Orientation et emploi en bibliothèque publique

Ce week-end, visite de 3 sites parisiens pour explorer le développement de fonds « orientation professionnelle » et « recherche d'emploi » en bibliothèque publique. C'est ici d'une de ces nouvelles missions, plus sociales que culturelles, qu'il est question. Lors de mes recherches d'information sur le programme des ruches et plus généralement sur les bibliothèques de proximité, je m'étais déjà interrogé sur le service spécifique qu'une bibliothèque territoriale pourrait apporter à un public que je connais bien ; les demandeurs d'emploi.

Ma première réflexion portait sur l'importance de ne pas exclure ces publics une nouvelle fois ; ne pas proposer des services « réservés » aux demandeurs d'emploi, ou pas uniquement en tous cas, pour ne pas reproduire le schéma d'une société qui met facilement à la marge ceux et celles qui ne sont pas intégrés de façon active au marché du travail... Accès facilité et communication ciblée m'ont d'abord semblé être deux leviers d'action intéressants : inscription gratuite, quelque soit le revenu du demandeur d'emploi, et communication systématique sur l'agenda de la bibliothèque, pas seulement sur des actions spécifiques à ce public, une sorte de discrimination positive de la communication, dans le but d'intégrer ce public « exclu » à la vie de la bibliothèque.

La piste que j'ai donc voulu explorer cette fois consiste en une offre documentaire alternative sur l'orientation professionnelle et la recherche d'emploi. Il s'agit ici de compléter, en évitant toute redondance, l'offre documentaire d'institutions telles que l'ANPE ou les CIO par exemple, et de permettre le double usage de la bibliothèque ; le demandeur d'emploi qui vient à la bibliothèque pour y emprunter des romans ou des cd audio trouvera dans cette offre une raison et une utilité supplémentaire à son inscription. Le demandeur d'emploi qui ne fréquente pas la bibliothèque pourra, en s'y rendant pour utiliser cette offre, avoir accès à toutes les collections, et ainsi développer un usage complet de nos services.

Il s'agit aussi de proposer un service de proximité dans le domaine : Si j'en juge par la situation des ANPE et du CIO dans mon département, leurs implantations sont concentrées sur le centre ville, privant les quartiers, pourtant particulièrement concernés, de services publics dans ce domaine. Sans avoir l'ambition, vaine, de combler entièrement ce manque, l'annexe de quartier ou la bibliothèque d'une communauté de communes rurales peut à mon avis jouer un rôle documentaire essentiel pour les populations mal desservies par les services publics de l'emploi et de l'orientation.

Avant d'entrer dans le détail de l'offre documentaire à mettre en place, il s'agira pour la bibliothèque de s'appuyer sur un partenariat fort ; connaître les institutionnels de l'emploi et de l'orientation, ainsi que l'offre documentaire qu'ils proposent, mais aussi pour, une fois le service mis en place, communiquer grâce à ces partenaires auprès des publics concernés.

J'ai visité trois sites de la capitale : la Cité des Métiers à La Villette, l'espace vie pratique et emploi de la BPI, et la médiathèque de la Goutte d'Or, dans le 18è arrondissement.

La Cité des Métiers n'est pas seulement un lieu documentaire, c'est avant tout un service de conseil dans le domaine de l'orientation professionnelle et de la recherche d'emploi, service qui s'appuie sur un fonds documentaire effectivement très fourni mais aussi sur la présence de professionnels dans ces domaines. Ce fonds est en lui même intéressant, car il opère des choix dans une offre éditoriale parfois confuse, par toujours pertinente (en ce qui concerne les aides à la rédaction de CV ou de lettres par exemple). Les éditions Studyrama, L'étudiant, Eyrolles, Hachette, Larousse y sont très présentes et ces choix de documentalistes spécialisés et « experts » du domaine sont à garder à l'esprit lors de la constitution d'un fonds pour une bibliothèque publique. Le plan de classement reprend 4 grands domaines, que j'ai retrouvé plus ou moins ensuite, à savoir ; la création d'entreprise (MFC), l'orientation professionnelle (MFO), la formation (MFF) et la recherche d'emploi (MFP).

Avec 20 postes multimédias thématiques, 5 bornes de consultation du catalogue, 2 postes informatique pour la rédaction de CV, l'outil informatique est clairement privilégié, et les ressources proposées sont de vrais outils professionnels, la sélection des documentalistes est la encore très visible. Un bémol sur le choix des postes thématiques ; chaque poste est donc dédié à un thème ; fiches métiers du CIDJ, jeux d'orientation, concours, VAE, etc. Ainsi, en consultant les fiches métiers du CIDJ, les liens externes disponibles sur chaque fiche ne sont pas consultables... Le renvoi d'une fiche CIDJ vers une vidéo métier CIDJ n'est pas accessible, il faut pour la visionner changer de poste...

Le personnel présent intervient peu (durant ma visite en tout cas) dans l'aide à la recherche documentaire ; le personnel d'accueil, à l'entrée de l'espace, oriente vers des conseillers plutôt que vers les ressources documentaires à proprement parler. J'imagine que ce sont les conseillers qui font ensuite le lien avec le fonds documentaire. Une salle multimédia équipée d'une dizaine de postes informatiques sert à des animations spécifiques, auxquelles peuvent s'inscrire les usagers.

L'espace vie pratique de la BPI est situé à l'entrée de la bibliothèque. Elle comprend un espace sur la vie pratique (démarches administratives, santé, famille, logement, loisirs, etc.) et un espace sur l'orientation professionnelle et la recherche d'emploi. Un guide sur cet espace – « Une information sur... La recherche d'emploi » - est disponible sur le site de la BPI et sur les présentoirs des bureaux d'information. Le fonds, plus réduit qu'à la Cité des Métiers, reste conséquent, et l'on y retrouve les éditons spécialisées mentionnées plus haut. Le plan de classement est simple, et reprend les thématiques orientation (EMP A), recherche d'emploi (EMP B), la formation continue (EMP C). La création d'entreprise est une sous section de la classe recherche d'emploi (EMP B5).
Les usuels sont ceux déjà rencontrés à la Cité des Métiers ; le Répertoire Officiels des Métiers et des Emplois (ROME), les fiches du CIDJ (les classeurs sont remplacés ici par une version reliée par les services de la BPI, ce qui doit être assez problématique pour y intégrer les mises à jour régulières de ce document, mais qui évite les fiches déclassées ou (en)volées... Autre usuel présent, l'annuaire des entreprises KOMPASS. Le CIDJ et le KOMPASS sont également accessibles dans leur version Internet, sur réservation, sur les postes multimédia de la BPI. Les CD-Rom sont eux consultables sur réservation également, à l'espace auto-formation au 2ème niveau.

Un meuble spécifique propose l'intégralité (?) de la collection de référence de l'ONISEP. Des périodiques sont également consultables, parmi lesquels ; l'Etudiant, l'Express réussir, le Parisien économie, le Figaro réussir, Recrut.com, Rebondir, le Marché du travail...

La bibliothèque de la Goutte d'Or dans le 18ème, située au cœur d'un quartier populaire de la capitale, m'est apparue comme un équipement particulièrement intéressant. La médiathèque est situé dans une voie passagère, à deux pas du marché, face à un centre culturel musical, dans un bâtiment récent aux larges baies vitrées, qui permettent de la rue, d'apercevoir les 3 ou 4 niveaux de rayonnage de la bibliothèque. Elle est au cœur de la vie du quartier. Le fonds « INFODOR » est situé au deuxième niveau ; INFODOR pour : information documentaire sur l'orientation, la formation professionnelle et la recherche d'emploi. Le fonds est distingué du reste des collections sur des étagères qui lui sont propres ; on ne peut pourtant pas véritablement parler d'un espace spécifique, faute de place j'imagine. Deux postes informatiques avec accès à Internet jouxtent les étagères, bien que n'étant pas a priori dédiés à cet espace.

Le fonds est ici riche de 1300 documents, consultables sur place ou empruntables, sauf quelques usuels (CIDJ, ROME, guide Fabert de l'orientaion et de la formation). Il n'est fait mention nulle part de ressources électroniques, mais quelques ouvrages contiennent des CD-ROM. Le site des bibliothèques de la ville de Paris ne permet pas un accès spécifique au catalogue d'une bibliothèque, encore moins au fonds INFODOR. C'est dommage, et je pense qu'une page dédiée, outre les services « externes » qu'elle pourrait proposer, permettrait aussi de faire connaître ce fonds, unique je crois dans les bibliothèques parisiennes.

Le plan de classement retenu est particulièrement pertinent ; on y retrouvent les grands thèmes formation, métiers, concours, emploi, création d'entreprise. Les thèmes métiers et concours sont découpés en 9 grands secteurs d'activités ; nature, arts, commerce et services, enseignement et animation, droit et économie, communication, santé et social, sciences et technologies, sécurité.

Les revues sont au nombre de 3 ; Rebondir, l'Etudiant, Phosphore.

INFODOR, malgré une relative confidentialité (la brochure de la BPI y fait tout de même référence), me paraît être un excellent exemple de ce qu'une bibliothèque publique peut proposer dans le domaine. Avec une table de consultation en plus, un portail Internet spécifique, on approcherait la perfection... (6/04/09 : lire ici l'article du BBF de mars 2009 sur Infodor)

Ces trois visites me confortent dans l'idée qu'un tel fonds, agrémenté d'une offre de service à distance (qu'il s'agisse de sortir de la bibliothèque, ou d'y accéder de l'extérieur), a sa place dans une bibliothèque territoriale, pour peu que son objectif soit précisément défini. Proposer aux usagers une documentation actualisée sur l'orientation et l'emploi, en complément des offres existantes. S'appuyer sur un partenariat étroit avec les institutionnels (ANPE, CIO, mission locale ou PAIO), mais aussi tous les intervenants locaux dans l'insertion professionnelle ; centres de formation, associations, dispositifs départementaux d'accompagnement des bénéficiaires du RMI, services emploi de la ville s'il en existe. Intégrer, par l'intermédiaire de ce service, des publics exclus du monde du travail à la vie de la bibliothèque, dans sa globalité.
C'est la plus évidente illustration pour moi du rôle social de la bibliothèque publique, c'est un moyen efficace et concret de rencontrer des publics éloignés « socialement » de nos services.

Et ce serait pour moi un projet passionnant à développer avec mon futur employeur...

11 novembre 2008

Deezer au service des Bibliothèques ?...

Et pourquoi pas ?
Pourquoi pas un blog pour la discothèque ?
Où les usagers et les discothécaires discuteraient de leur derniers coups de cœur.
Où les dernières acquisitions seraient mises en valeur, par exemple avec ceci :




A quand un champ "widget Deezer" dans une notice ?
Deezer, un concurrent ?...

8 novembre 2008

Catalogage de documents musicaux

Avant d'aborder ce chapitre de mes révisions sur le cours Mediadix, j' ai comparé 3 notices pour un même document dans les catalogues en ligne de 3 bibliothèques différentes.

Force est de constater que les résultats diffèrent considérablement... Et moi qui pensait que tout était normalisé à la virgule près !

Mon interrogation a porté sur un petit chef d'œuvre tiré de ma collection personnelle ; El canto de la Sibila II par Jordi Savall et Montserrat Figueras chez Audivis Distribution.
Première remarque générale : aucune indexation matière ; pas de mention de la musique médiévale dans la notice, de la flûte, de la harpe ou de la viole de gambe... Pas de mention non plus de la Galice, de la Castille, ou de l'Espagne. Autrement dit, si je tape "musique médiévale Castille" dans mon écran de recherche, je n'ai aucune chance de tomber sur cette œuvre pourtant majeure...

Voyons maintenant les différences significatives entre les trois notices.

1ère notice :
L'auteur principal retenu est ici l'ensemble La Capella reial de Catalunya, seuls deux autres auteurs apparaissent, Montserrat Figueras et Jordi Savall. Pas de mention du livret d'accompagnement ici, pas de traduction du titre non plus. La cote vient je crois de la classification Dewey ; 78 pour musique, (46) pour l'Espagne. Classification que je ne maîtrise pas, mais un peu de précision n'est-elle pas possible ici ? L'indice 782.29 ou 782.3 ne serait-il pas plus significatif ? En terme de classement, est-ce que cela signifie que le dernier album de la chanteuse espagnole Luz Casal va côtoyer une compilation de Flamenco et le chant de la Sibylle ?... J'en doute fort.

2ème notice :
Ici c'est la Soprano qui est indiquée comme auteur principal, Jordi Savall et l'ensemble La Capella reial de Catalunya apparaissent en auteurs secondaires et en complément du titre. Le titre est traduit, et il est fait mention de la collection "Musica Iberica". Le classement s'appuie je pense sur le Plan de Classement des Documents Musicaux (PDCM) 3.02 qui correspond à la classe 3 Musique classique, 3.0 pour les anthologies générales, 3.02 pour les institutions musicales diverses (?). Peut-être ne s'agit-il pas du PCDM, mais d'un autre plan de classement qui m'est inconnu... Pourtant c'est le même indice qui est retenu dans la 3ème notice.

3ème notice :
Pas d'auteur principal ici, est-ce pour cela que l'ensemble La Capella reial de Catalunya disparaît ? En revanche, beaucoup plus de précision dans les co-auteurs, où la soprano, le harpiste et joueur de psaltérion, le directeur de l'ensemble, le flûtiste, et les noms de trois compositeurs, que je trouve effectivement à l'intérieur du livret.

Bref, trois descriptions avec des différences importantes, qui permettent à l'usager qui connaît l'enregistrement ou le titre de retrouver le document, mais qui, faute d'indexation, ne permettent pas de découvrir cet enregistrement en recherchant dans le catalogue de la médiathèque.

Finalement, c'est en consultant le catalogue BN Opale Plus que je trouve une notice un peu plus conforme à ce que j'ai aperçu dans les cours de Mediadix, mais surtout, avec des éléments qui me permettent sans doute de retrouver plus facilement le document sans le connaître au préalable.

Voilà de quoi militer pour le téléchargement gratuit de notices proposé à partir du catalogue de la BnF ?... Peut-être, bien qu'en terme de lisibilité, les trois premières notices n'ont rien à envier à la dernière, qui si elle est complète en terme d'informations sur cet enregistrement, en est de fait très chargée... Que préfèrera l'usager final ?

C'est ici surtout l'indexation qui retient mon attention et qui me pose question ; les différentes recherches qu'un usager pourrait effectuer pour retrouver ce titre dans le catalogue informatisé ne sont pas toutes couvertes, même dans la notice plus complète de la BnF ; la période n'apparaît pas, pas plus que les régions de Castille ou de Galice. Une recherche dans la liste d'autorités matière RAMEAU permettrait par exemple de construire une vedette de type :
chants sacrés -- 12e siècle -- Galice (Espagne)
chants sacrés -- 16e siècle -- Castille (Espagne)

Autre possibilité, si je reprends ma propre pratique d'usager dans la section musicale de ma médiathèque, une recherche par catégories, en reprenant le PCDM par exemple :
Selon le classement retenu pour la médiathèque, cela pourrait donner ;
* 3 - Musique Classique
* * 3.4 - Musique vocale sacrée
* * * 3.42 - Cantate sacrée (43 résultats - voir les notices ou affiner la recherche)
ou bien encore
* 3 - Musique Classique
* * 3.92 - Moyen âge
* * * 3.9234 - Musique vocale sacrée (52 résultats - voir les notices ou affiner la recherche)

Un tel mode de navigation dans le catalogue peut être efficace dans le cas de petites ou moyennes collections j'imagine, pas vraiment dans le cas ou plus de 50 titres sont couverts par le 3ème niveau de catégorie... A moins que l'on ne mette en place un autre niveau d'indexation (géographique par exemple) ?...

Je viens de trouver une mention sur Internet d'un thesaurus pour l'indexation des documents musicaux : CORAIL ; il ne me reste plus qu'à le trouver et voir à quoi il ressemble... Dans tous les cas, si je devais être amené à travailler dans une section musicale, l'une des mes premières préoccupations serait sans toute cette indexation analytique, qui permet, ce n'est tout de même pas rien, à l'usager de retrouver le document plus facilement.

7 novembre 2008

Les sites internet

Premières démarches effectuées cette semaine ; le dépot de CV en ligne sur quelques sites ;

Portail de l'emploi dans la fonction publique territoriale
CNFPT : La bourse nationale de l'emploi du CNFPT
La Gazette des communes : Offres d'emploi
CAP-TERRITORIAL Le Site emploi des collectivités territoriales

Le dépôt de CV en ligne y est évidemment très encadré, et il n'y a pas ici de place pour un CV projectif, qui mette en valeur les compétences et connaissances plutôt que le parcours. Mais à chaque fois il est possible d'y ajouter un CV en format word ou rtf.
Ces sites proposent tous des annonces, et c'est un bon moyen pour mieux connaître les exigences des employeurs ; j'ai trouvé deux postes très intéressants ; l'un près de Périgueux, où le poste est centré sur les NTIC (animation, site Internet de la médiathèque) et les publics empêchés. La maîtrise des "données et outils bibliothéconomiques" y est requise, comme sur la totalité des annonces diffusées actuellement, mais en dehors de ce point, le profil demandé est assez en rapport avec mes expériences et mes motivations. Problème, Périgueux est bien loin de ma chère Bretagne...
Une deuxième offre m'a interessé ; un poste de responsable espace musique et multimédia. Là encore, l'expérience en secteur musical est requise, de même qu'une bonne maîtrise des logiciels libres... Le poste est à Pontivy, me voilà au coeur du pays Breton...
Je m'interroge sur les offres et sur cette expérience demandée. J'imagine que dans tous les lauréats du concours, je ne dois pas être le seul à ne pas pouvoir justifier de cette expérience ; comment faire ?!...

Au travail !


Quelques bulles plus tard...
Le blog ne s'arrête pas à la bonne nouvelle du vendredi 31 octobre. J'ai presque l'impression que les choses sérieuses ne font même que commencer ! Me voici, pour reprendre une expression qui m'est familière, en recherche active d'emploi.
Par où commencer ? Sans doute par l'outil que j'utilise depuis plus de 10 ans maintenant pour conseiller mes stagiaires ou mes usagers ; le trèfle chanceux. Cette approche de la recherche d'emploi, qui nous vient de Jacques Limoges de l'Université de Sherbrooke au Québec, a le mérite d'aborder la recherche d'emploi dans sa globalité, et de proposer une organisation et une méthode qui ne seront pas inutiles dans les semaines et mois qui viennent...
De quoi s'agit-il ? 4 axes de travail sont abordés, qui permettent, selon les auteurs de cette méthode, de mettre toutes les chances (d'où le trèfle) de son côté :
  • La dimension SOI :
La connaissance de son profil, de ses compétences, de ses ressources. Cette connaissance est un préalable absolu à toute démarche de recherche d'emploi, c'est sur elle que va se construire le CV, la lettre de candidature, mais aussi l'argumentaire en entretien.
  • La dimension LIEU :
Il s'agit ici de définir ses cibles ; en terme d'employeurs potentiels (ici les collectivités territoriales), de zone géographique de prospection, de lieux ressources sur l'emploi visé (sites internet des CDG ou du CNFPT par exemple), de presse spécialisée, ...
  • La dimension METHODE :
C'est à la fois de stratégie et de moyens que l'on parle ici ; la stratégie employée en terme de mode de prospection (réponse à offres, candidatures spontanées, réseau relationnel...), les moyens et outils que l'on définit ; les techniques de recherche d'emploi, et les outils ; CV, lettre, petite annonce...
  • La dimension ESPE (Environnement Socio-Politico-Economique)
Quelles sont les méthodes de recrutement des employeurs ciblés, quelles sont leurs attentes, les qualifications ou expériences le plus demandées, ...

L'employabilité (les chances de décrocher un emploi rapidement) se définit selon la maîtrise par le chercheur d'emploi des ces 4 axes. Si l'impasse est faite sur l'un d'eux (imaginons par exemple un ignorance totale des modalités et lieux de recrutement), les 3 autres auront beau être parfaitement travaillés, la recherche risquera fort de rester infructueuse...

En ce qui me concerne, je pense être relativement au fait du LIEU et de l'ESPE, c'est le SOI et la METHODE qui en découle qu'il me faut travailler. Le SOI d'abord ; je dois impérativement établir et formaliser le lien entre mes compétences actuelles et celles que recherchent mes futurs employeurs ; la pédagogie, le suivi de projet et de plans d'action, l'accueil des publics, la gestion de fonds publics, les NTIC, la recherche d'information, l'animation de partenariat,... font partie de mon quotidien, et sont des compétences que l'on retrouve dans le référentiel du CNFPT. Les techniques documentaires sont sans doute mon point faible, compte tenu des 17 ans qui me séparent de l'obtention de mon DUT ; je dois les retravailler en continuant ma préparation et ma "remise à niveau" avec le site de Mediadix et la "formation professionnelle de base aux métiers des bibliothèques". Je veux également contacter le réseau "Bibliothèque pour tous" pour proposer mes services en bénévolat, pour me construire une pratique professionnelle, aussi modeste soit-elle, dans mon futur métier. L'idéal serait un peu de catalogage, ou l'animation d'un site de bibliothèque. Je veux enfin continuer de commenter les problématiques qui sont discutées sur la blogosphère ou dans le BBF, poursuivre mon acquisition d'une culture professionnelle en quelques sortes.

Sur la méthode, il me faut, après ce premier travail sur SOI, construire mes outils. J'ai aujourd'hui un CV qui ferait des merveilles si je postulais sur des emploi dans l'insertion professionnelle, mais qui ne fait aucun lien entre mon parcours et mon projet. J'y travaille... La lettre de motivation elle aussi doit établir ce lien, expliquer mon choix géographique (le Nord-Ouest de la France), devancer l'objection liée à l'ancienneté de mon diplôme et de mes expériences documentaires.

Enfin, j'ai défini un calendrier, des échéances sur mes recherches : les trois premiers mois, je donne la priorité à des villes moyennes en Bretagne, ensuite, j'élargis à toutes les villes moyennes de Normandie et des Pays de Loire. Au bout de six mois, ma mobilité géographique deviendra... nationale.

Voilà, tout un programme !...

2 novembre 2008