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26 janvier 2009

Un point sur les aides aux bibliothèques


  • Dotation Générale de Décentralisation (DGD)
Disparition en 2006 des 2 concours spécifiques (BM et réseau départemental) au profit d'un seul concours pour les dépenses d'investissements en matière de bibliothèque publique, composé d'une fraction destinée aux projets de petites et moyennes bibliothèques, et d'une autre (15% du montant global) consacrée à des projets d'intérêt national ou régional.

80 M€ en 2008
82 M€ en 2009

Les demandes de subvention sont instruites auprès des DRAC et des conseillers régionaux du livre et de la lecture.

En naviguant sur le site de la DRAC Bretagne, la première aide concerne l'extension ou la création de bibliothèques ; elle peut aller de 20 à 30% du montant des travaux HT, et 30 à 40% pour l'équipement mobilier et matériel.

La seconde aide porte sur l'équipement informatique d'une bibliothèque, tant sur l'informatisation documentaire que sur la création d'un espace multimédia par exemple. Elle peut aller jusqu'à 40% du montant subventionnable hors taxe.

Pour ces deux aides, il existe toujours des critères liés aux équipements mis en place, en terme de superficie par habitant (0.07 m² par habitant, avec une superficie minimum de 100 m²), de personnel qualifié en place, de budget d'acquisition par habitant.


  • Les aides du Centre National du Livre
13,7 M€ en 2008
13,9 M€ en 2009

Les aides portaient précédemment sur 3 grands chapîtres ; la création ou l'extension de bibliothèques, la création ou le développement de fonds thématiques, l'aide au développement de réseaux départementaux.

Les nouvelles aides portent désormais uniquement sur les acquisitions et le fonds documentaire. La première est une aide aux acquisitions thématiques ; "elle vise à accompagner des projets d’acquisitions de livres et revues en langue française choisis dans les champs documentaires couverts par les commissions thématiques du CNL". Le projet d'acquisition doit atteindre un montant minimum de 2000 €.
La seconde aide porte sur la constitution d'un premier fonds, lors de la création ou l'extension d'une bibliothèque, "couvrant la totalité des champs documentaires des commissions thématiques du CNL".

Les champs documentaires en question sont les suivants ; littérature classique et critique littéraire, littératures étrangères, art et bibliophilie, littératures de jeunesse, histoire-sciences de l’homme et de la société, littérature scientifique et technique, bande dessinée, philosophie, théâtre et poésie.

Les critères fixés pour l'éligibilité à ces aides sont ; un personnel formé, un accès libre aux collections, et un budget annuel d'achat d'imprimés correspondant à un minimum de 2€ par habitant pour les bibliothèques municipales.

Si je prends l'exemple d'une commune de 5000 habitants, qui a décidé de transférer sa bibliothèque associative dans de nouveaux locaux et par là même de créer une bibliothèque municipale, cela signifie que cette bibliothèque doit impérativement prévoir un budget de 10000 € uniquement pour l'acquisition de livres ou de périodiques, auquel devront s'ajouter les budgets des autres supports.

Sur les thématiques retenues par le CNL, elles me paraissent correspondre à une volonté louable de privilégier l'ambition culturelle et l'exigence de qualité auxquelles, par principe, une bibliothèque publique doit adhérer.

Pourtant, dans des choix budgétaires serrés et contraints par une conjoncture assez exceptionnelle, il me semble dommage de ne pas tenir compte de certains choix "par défaut" que certaines structures, les plus petites, peuvent être amenées à faire. Lors d'une création, on peut imaginer que développer un fonds d'usuels à destination des publics scolaires favorisera la fréquentation de la nouvelle structure et répondra de façon très pragmatique à un usage pour le moins consensuel de la bibliothèque publique ; les subventions excluent toute acquisition de dictionnaires ou encyclopédies.

On pourrait imaginer également le développement d'un fonds local ou régional ; cette thématique n'est pas retenue par le CNL.

Le développement d'un fonds de "livres d'art et bibliophilie" n'est, là non plus, peut-être pas, compte tenu du coût élevé de ces publications, la priorité absolue d'une petite structure venant de se créer...

11 novembre 2008

Deezer au service des Bibliothèques ?...

Et pourquoi pas ?
Pourquoi pas un blog pour la discothèque ?
Où les usagers et les discothécaires discuteraient de leur derniers coups de cœur.
Où les dernières acquisitions seraient mises en valeur, par exemple avec ceci :




A quand un champ "widget Deezer" dans une notice ?
Deezer, un concurrent ?...

29 septembre 2008

Ressources en ligne des BDP

Je fréquente régulièrement les sites de quelques BDP depuis que j'ai débuté mes révisions pour ce concours. Si plusieurs BDP proposent un accès réservé aux seuls bibliothécaires adhérents, certaines proposent des boîtes à outils sans restriction ; droits d'auteur, subventions aux bibliothèques, conseils sur les acquisitions, aides à l'informatisation, ... Ces boîtes à outils regorgent de documents en général synthétiques et accessibles, car destinés à tous les bibliothécaires, bénévoles et salariés, qualifiés ou non.

Allier (Boîte à outils), Ariège, Aveyron, Bouches du Rhône, Dordogne, Doubs (Menu "Dossier"), Ille et Vilaine, Indre et Loire, Isère, Loir et Cher, Loire, Loire Atlantique (Menu Boîte à outils), Loiret, Maine et Loire, Puy de Dôme, Haut Rhin, Savoie, Yvelines, Tarn

Et je rajoute le lien vers l'ADBDP à partir duquel j'ai pu naviguer d'une BDP à l'autre... (Merci à B.S.) ainsi que celui de la caisse à outils du dît site.

26 septembre 2008

Laïcité, j'écris ton nom...

Sujet sensible dans la société française aujourd'hui, remis au goût du jour par N. Sarkozy (discours de Latran et de Ryad) et la récente visite du pape en France, la laïcité est une notion importante dans la délivrance d'un service public en général, et particulièrement à mes yeux lorsque ce service est d'ordre culturel, et qu'il vise à s'intéresser et toucher toute la population, dans toute sa diversité.

Voyons ce que la république a à nous dire sur le sujet, au travers de la lecture de la charte de la laïcité dans les services publics, édictée peu avant les dernières élections présidentielles par les services du Premier Ministre Villepin... (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/laicite.pdf)

"Tout agent public a un devoir de stricte neutralité. Il doit traiter également toutes les personnes et respecter leur liberté de conscience."

L'évidence même pour un service public. Je n'ai pas à avoir un comportement différent vis à vis de tel ou tel usager en raison de ses convictions religieuses, que celles-ci soient visibles (signes "ostentatoires") ou pas. Ma neutralité doit également se retrouver dans ma collection ; une représentativité des grandes religions est un préalable à une collection portant sur les religions. J'aurai tendance à préférer les ouvrages sur la religion plutôt que les ouvrages de religion ; pourtant quelle bibliothèque n'a-t-elle pas dans ces rayons le plus grand best-seller de tous les temps ; la bible. Un Coran, une Torah, un livre des morts tibétains ont leur place en bibliothèque, non pour promouvoir l'écrit religieux, mais respecter d'une part la place de ces religions dans la population, et d'autre part permettre la connaissance, et la pensée sur le fait religieux. Comment discuter la doctrine chrétienne ou musulmane si le texte de référence est inconnu ? J'ai lu ici ou là que la classification Dewey faisait l'objet de critiques sur sa classe 200 consacrée aux religions ; avec 9 décimales consacrées aux religions chrétiennes, et une seule pour toutes les autres, le déséquilibre est incontestable, et une évolution me paraît effectivement pertinente. De là à tomber dans une logique de représentativité statistique, il y a un pas que je ne franchirai pas... D'abord parce que les statistiques s'intéressent plus à la pratique qu'à la croyance, ensuite parce que le rôle de la bibliothèque n'est pas de doser ces collections pour satisfaire chaque communauté, mais bien de proposer un ensemble cohérent à tous...

"Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses dans l’exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations."

Entièrement d'accord ! Je ne claironnerai pas ma pratique ou non de telle religion, et je ne souhaite pas voir un collègue faire œuvre de prosélytisme entre deux transactions de prêt ou deux commandes de livres auprès de notre libraire...

"Il appartient aux responsables des services publics de faire respecter l’application du principe de laïcité dans l’enceinte de ces services."

... Et à l'agent de leurs signaler d'éventuels manquements.

"La liberté de conscience est garantie aux agents publics. Ils bénéficient d’autorisations d’absence pour participer à une fête religieuse dès lors qu’elles sont compatibles avec les nécessités du fonctionnement normal du service."


La charte décline ensuite ces obligations pour les usagers cette fois, parmi lesquelles ;

"Tous les usagers sont égaux devant le service public. Les usagers des services publics ont le droit d’exprimer leurs convictions religieuses dans les limites du respect de la neutralité du service public, de son bon fonctionnement et des impératifs d’ordre public, de sécurité, de santé et d’hygiène."

Que dire du foulard portée par des usagers en bibliothèque ? Rien à mon avis...
Lieu public, symbole de démocratie, de diversité, de liberté, la bibliothèque n'a rien à opposer au "libre" choix de porter un foulard ou non, d'arriver en habit de scout, ou de porter la kipa... On en pense ce que l'on veut, bien sûr ; j'ai un avis très tranché sur la question des signes ostentatoires, mais dans mes fonctions de bibliothécaire, mon avis reste au placard ; je sers mes usagers, je leur rends le service qu'ils sont venus chercher, et ça s'arrête là.

Là où ça peut se compliquer, c'est si un usager de conviction X vient me reprocher le fait que tel livre proposé dans la bibliothèque offense ses croyances. Là, je serai d'avis de lui conseiller dans ce cas de ne pas lire l'ouvrage... et si ça ne suffit pas, d'écrire une lettre au conservateur ! (lire sur ce sujet, et plus généralement celui de la censure en bibliothèque, cet article).

"Les usagers des services publics doivent s’abstenir de toute forme de prosélytisme."
Et comment !

En guise de conclusion, un mot sur une pratique d'Europe du Nord (RU, Pays Bas) qui sollicite les communautés, notamment religieuses, au moment des acquisitions. Cette pratique découle selon moi de la conception communautariste de ces pays, et va à l'encontre des principes de cette charte, et plus généralement du code de déontologie de l'ABF ou de la charte du CSB. Je suis prêt à solliciter un universitaire réputé sur les religions, pas le religieux lui même. La collection de la bibliothèque à le devoir de proposer des documents sur les religions, elle n'a pas celui d'accueillir la religion.

Pour compléter la réflexion, je conseille vivement cet article d'une rare intelligence sur ce sujet tiré de la revue Hommes & migrations.

5 septembre 2008

Question posée en 2006 ; la signalétique extérieure

Signalisation de la médiathèque dans la ville et les moyens de la faire connaître

Je place la signalisation de la médiathèque au même niveau que celle de l'hôtel de ville, de l'hôpital, du musée. Cela inclut notamment une signalisation urbaine, aux carrefours stratégiques de la commune par exemple. Selon la configuration de la ville, et la situation de la médiathèque dans celle-ci, des signalements innovants peuvent être mis en place : marquage au sol dans le périmètre proche de la médiathèque (exemple de la Comédie à Reims, où les noms de quelques grands auteurs de théâtre peints sur les trottoirs guident les piétons vers l'entrée), affichage créatif et directionnel à des points stratégiques. Autre signalisation, plus induite celle-là, la visibilité architecturale de la médiathèque ; les nouvelles constructions sont facilement repérables, des choix ambitieux ayant été opérés ces dernières années ; Médiathèque de Troyes, de Limoges, bâtiment des Champs Libres à Rennes, ou exemple plus significatif encore, la BPI à Paris. Pour des bâtiments plus anciens ou plus anodins, un habillage de la façade peut-être envisagé à l'occasion d'une exposition ou d'animations particulières.

Cette communication visuelle peut (ou doit) s'accompagner d'une communication écrite par la distribution de brochures présentant la médiathèque et ses actualités ; ses brochures peuvent être diffusées dans des lieux repérés d'information ; office de tourisme, mairie, maisons de quartier, universités... La diffusion peut également être élargie à des lieux moins évidents ; en déposant par exemple régulièrement des brochures dans les ANPE, les CAF, la chambre de commerce, les maisons de retraite, les cinémas et théâtres, les musées, les lieux d'exposition, les écoles, collèges et lycées... Des campagnes d'affichage évènementiel peuvent être organisées également pour informer sur une exposition ou une animation particulière auprès des commerçants par exemple. La communication de la médiathèque doit s'appuyer sur ses partenaires ; les associations de lutte contre l'illettrisme, les points accueil des migrants, les écoles, les centres de documentations privés ou publics du territoire...

18 mai 2008

Qualité, quantité, efficience et performance

La LOLF, loi organique relative aux lois de finance, a introduit ces dernières années une nouvelle approche de la dépense publique de l’Etat. Rompant avec la tradition de renouvellement systématique à 90% des budgets octroyés l’année précédente à tel ministère, la LOLF introduit la notion d’objectifs et d’évaluation de la performance des politiques publiques, ainsi que celle de transparence vis à vis de l’organe législatif, par opposition à un budget mis en place par rapport aux moyens, comme précédemment. Ainsi, schématiquement, un budget est attribué par rapport à un objectif précis et évaluable. Cette évaluation porte sur l’efficience de l’action publique (le rapport entre les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus), la qualité du service rendu (la satisfaction des usagers), ses impacts socio-économiques. Si aucune loi n’impose aujourd’hui ce mode de gestion budgétaire à la Fonction Publique Territoriale, nombreuses sont les collectivités territoriales qui en ont adopté tout ou partie des grands principes.

Cette nouvelle approche de la dépense publique pose de nombreuses questions liés à l’évaluation des actions publiques, dans le milieu des bibliothèques publiques comme ailleurs. La justification des dépenses nécessite aujourd’hui la mise en place de véritables tableaux de bord d’activités des services publiques. Elle pose la question de l’évaluation quantitative et qualitative des actions menées.

Sur l’aspect quantitatif, les bibliothèques publiques ont depuis longtemps rendu des comptes ; les enquêtes sur la lecture publique menées par la DLL produisent chaque année un paysage statistique de l’action des bibliothèques publiques, par le biais des enquêtes adressées aux bibliothèques et exploitées par les services statistiques de la DLL.
Les indicateurs portent sur :
  • les personnels ; en nombre, en masse salariale, en répartition personnels qualifiés et non qualifiés,
  • les collections ; volume et budget d’acquisitions, volume global des collections, diversité des supports achetés,
  • les usagers ; nombre d’inscrits dans les bibliothèques (information primordiale puisqu’elle définit la contribution forfaitaire de l’Etat aux auteurs dans le cadre de la loi sur le droit de prêt de 2003), nombre d’emprunts.
Ces éléments permettent d’obtenir un portrait quantitatif des bibliothèques publiques sur une période donnée. Elles ne contextualisent pas ces données, ni par rapport au territoire, et à la politique territoriale en matière de lecture publique, ni par rapport au temps, c’est à dire en terme d’évolution au regard des enquêtes précédentes. Elles ne portent que sur une partie des activités des bibliothèques ; elle n’évaluent pas les partenariats établis, les animations réalisées (nombre et fréquentation), pas plus que la satisfaction des usagers ou l’impact socio-économique de l’action de la bibliothèque. Dans les normes actuelles portant sur l’évaluation de la performance des bibliothèques publiques, et notamment la norme ISO 11260, ces éléments ne sont que le premier volet de cette analyse, à savoir l’existant (ressources et infrastructure) et pour partie l’utilisation faite de ces ressources.
Cette norme pose pour principe de l’évaluation de la performance trois grands axes ; objectifs, moyens et résultats, ainsi que les relations entre ces trois axes ; pertinence des moyens par rapport aux objectifs, efficience des moyens par rapport aux résultats obtenus, et efficacité globale par la mesure de l'écart objectifs - résultats. On est loin ici d’une analyse purement chiffrée de l’activité. Si les chiffres sont évidemment la source de l’analyse, ils ne sont pas l’analyse, et ce sont bien les relations entre les différents indicateurs qui permettent de mesurer non pas l’activité de la bibliothèque dans un absolu décontextualisé, mais la performance réalisée, celle-ci tenant compte pour la mesure finale du résultat des objectifs de départ et des moyens mis en place. Une performance « médiocre » nécessitera une réflexion voir une mise à plat des objectifs et des moyens. Des objectifs sans moyens ne seront pas atteints, des objectifs mal définis parce que trop ambitieux ou pas assez donneront des écarts importants avec les résultats, et nécessiteront une révision, à la hausse ou à la baisse de ces objectifs.
L’analyse de la performance devient alors un outil pour les bibliothèques dans la négociation de leurs objectifs, fixés par des non-professionnels (élus, politiques), dans celle de leur moyens. Elle devient également un formidable outil de communication et dans le meilleur des cas de valorisation des activités. Une bibliothèque pourra ainsi mettre en avant l’évaluation du coût humain sur des opérations de catalogages des documents et en comparaison le manque de moyen humain dans une autre activité afin d’obtenir de sa tutelle un budget pour l’abonnement à un service de récupération de notices bibliographiques.

Avec cette norme cependant, l’évaluation porte principalement sur des sources chiffrées au départ, rendant l’analyse des résultats, même si elle est mise en perspective avec les moyens et les objectifs, purement quantitative. L’évaluation qualitative de l’activité est également à développer, car elle vient soutenir des actions qui, bien que quantitativement négligeable, sont des actions majeures de la bibliothèque. Une activité de portage de livre à domicile ou auprès de collectivités est, les expériences le montrent, très consommatrice en moyens humains et par extension financiers. Le portage de livres auprès de familles défavorisées en secteur rural réalisé en partenariat avec ATD Quart Monde en Ille et Vilaine par exemple a concerné, la première année de sa mise en place une trentaine de familles. Dans une analyse purement quantitative, cette activité semble contraire avec l’idée même d’efficience ; une analyse fine de la satisfaction des familles concernées, mais aussi le retour des partenaires de terrain avec lesquels l’action a été menée, permet de présenter aux élus la valeur d’une telle action, son importance, et sa justification dans une politique culturelle de territoire. Elle peut permettre, idéalement en tous cas, pour généraliser son succès, la mise en place de moyens plus importants de la part de la tutelle.

L'analyse de la performance, qui se situe bien au delà d'un simple évaluation des résultats, associée à une analyse qualitative de nos services, doit permettre à la bibliothèque publique d'être confortée dans ses missions fondamentales, de valoriser son action et, c'est l'essentiel, de se projeter dans ses futures réalisations, forte de la conscience de son rôle et de son impact auprès de ses publics.

A consulter sur le sujet ; le dernier BBF 2008 - 3

15 mai 2008

Quelques mots sur l’édition…


Quelques chiffres tout d’abord, même si dans le domaine, les sources et les données varient considérablement… Je reprends donc les chiffres du fascicule édité par le Ministère de la Culture et de la Communication « Mini chiffres clés édition 2008 – statistiques de la Culture » qui publie les chiffres de 2006, comme son titre ne l’indique pas…

La production éditoriale française ;
70100 titres édités en 2006 (contre 35000 en 1990)
575 millions d’exemplaires
310 maisons d’édition
44 maisons d’édition éditent 80% du total des titres
50% de nouveautés et rééditions, 50% de réimpressions
22% de titres dans la catégorie Jeunesse et BD
19% de titres dans la catégorie Littérature
23% de titres en édition « poche »

Les canaux de distribution des livres ;
23.1 % en Librairie
20.9 % en GSS
25.8 % dans la grande distribution
11.5 % en VPC et clubs
6.5 % par Internet

Un chiffre d’affaire en hausse continue ces dernières années, une concentration de la production sur des groupes ou grandes maisons d’éditions, une place grandissante pour la grande distribution (spécialisée ou non) dans la vente des livres. La littérature perd chaque année du terrain (-10% pour la poésie et le théâtre), alors que les ouvrages destinés à la jeunesse (hors scolaires) continuent leur progression. Voilà les principaux enseignements de ces chiffres. La place réduite de la librairie comme distributeur du livre est confirmée, et il suffit de regarder nos centres ville et le développement des GSS (FNAC, Cultura, Espace culture Leclerc) pour le constater.

Que fait l’Etat pour le secteur du livre. En France la lecture publique a fait l’objet d’attentions régulières de la part des gouvernements ces 3 dernières décennies. On ne peut pas ne pas évoquer ici la loi Lang sur le prix unique du livre. Je me souviens qu’à l’époque, j’avais 12 ans, mon père avait refusé de m’acheter le dernier Astérix au supermarché du coin parce que « le gouvernement socialiste avait décidé d’interdire les prix réduits sur les livres », ce que j’avais naturellement trouvé très injuste ! Aujourd’hui, on ne peut que s’interroger sur la place qu’occuperait la librairie indépendante sans cette loi ! et se féliciter finalement des 23% qu’elle occupe actuellement sur le marché du livre !

Actuellement, c’est au Centre National du Livre que se concentrent les aides de l’Etat à destination du secteur du livre, qu’il s’agisse des éditeurs, des libraires ou des auteurs.
En ce qui concerne les auteurs, ces aides prennent la forme de bourse d’écriture et de subventions liées aux résidences d’écrivain, ou encore d’aide financière aux traducteurs. Pour les éditeurs, il s’agit cette fois de prêts à taux zéro ou de subventions au développement de maisons d’édition indépendantes ou à la publication. Un autre volet concerne des aides à la présence sur Internet de l’édition et à la numérisation des titres publiés, notamment dans le cadre du projet de la BnuE et de l’intégration à celle-ci d’ouvrages soumis au droit d’auteur.
La librairie indépendante fait elle l’objet de prêt à taux zéro à la reprise, la création ou l’extension de librairies indépendantes, ainsi qu’à la création de catalogues ou encore au développement de fonds thématiques.

Les agences ou centres régionaux du livres, les conseils généraux, et certaines communes participent également à ces efforts en direction du secteur du livre, par les résidences d’auteurs, les subventions aux maisons d’éditions régionales ou locales, le soutien à l’organisation de salons, etc.

La récente (2003) loi sur le droit de prêt œuvre elle aussi, dans ses objectifs généraux - juste rétribution des auteurs, développement du partenariat bibliothèque / librairie indépendante, et dans ses mesures ; plafonnement des rabais consentis par les librairies aux bibliothèques.

Il est intéressant de voir que sur le marché commercial du livre, la bibliothèque, dont l’usage gratuit est souvent perçu par les professionnels du livre comme une concurrence, est très souvent partenaire de maisons d’édition locale par exemple, de librairies pour leurs acquisitions, ou encore d’auteurs locaux dont elles valorisent les créations par des animations.

Programme des "ruches"

Le programme des ruches ou médiathèques de proximité a été initié en 2002 par Jean Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture, en partant du constat de l'inégalité de l'offre de lecture publique sur le territoire, en particulier dans les zones rurales et les quartiers peri-urbains. L'objectif du ministre était alors de garantir "un meilleur partage de la culture par tous".

Quatre grands axes ont été défini pour la création de ces nouveaux équipements ;
* la qualité architecturale des projets ; plusieurs cabinets d'architectes ont participé à l'élaboration du programme,
* l'importance donnée aux espaces d'accueil et de services / animations (un minimum de 42% de la superficie totale)
* la mise à disposition du public, en accès libre, d'une majorité des collections (un minimum de 46% de la superficie totale)
* la diversité des collections et l'ouverture vers les nouvelles technologie (numérisation de fonds spécifique, accès à Internet, poste multimédia...).

Le financement de ces nouveaux équipements est assuré dans le cadre de la DGD dotation générale de décentralisation, du soutien à l'aménagement du territoire, mais aussi par des subventions du CNL ou des programmes régionaux et départementaux de développement de la lecture publique. Le financement concerne les dépenses d'investissement mais aussi de fonctionnement avec une aide dégressive aux dépenses de personnel qualifié.

Avec plus de 400 réalisations depuis le lancement du programme, il semble que celui-ci réponde véritablement aux besoins des territoires, en particulier en secteur rural, qui représente plus de 80% des nouveaux équipements. Les médiathèques de proximité font parfois partie d'un ensemble, à dominante culturelle ou non ; les interactions sont ainsi favorisées entre une école de musique et la médiathèque, ou bien encore entre un office de tourisme, une permanence ANPE, une marie annexe et la médiathèque. La création d'un Kiosque du citoyen, fonds documentaire sur des informations pratiques et administratives, renforce encore l'intégration de la médiathèque dans une démarche sociale et non exclusivement culturelle. L'attention portée à l'accès des publics handicapés est une autre des priorités fixées pour ce programme.

L'exemple de la Médiathèque de Meuzac en Haute Vienne a permis de proposer aux habitants des communes avoisinantes un établissement de 700 m² offrant une collection multi-support, des postes multimédia avec accès à Internet, un centre de documentation sur un illustrateur originaire de la Région, ainsi que la numérisation et la valorisation des œuvres de cet illustrateur.

L'Espace des Média et des Arts de Languidic dans le Morbihan a lui regroupé dans un nouveau bâtiment une école de musique, un centre d'animation en arts plastiques, un auditorium et la médiathèque. Depuis son ouverture, le nombre d'inscrits est passé de 14% dans l'ancienne bibliothèque à 33% actuellement.


A lire dans le BBF :
La Ruche de Languidic (N° 1 - 2007)
Le programme national des médiathèques de proximité, les « Ruches » (N° 1 - 2007)
Les Ruches (N° 2 - 2004)
La médiathèque intercommunale du Père Castor (N° 1 - 2007)

11 mai 2008

Quelques citations

"La bibliothèque est d'abord au service des ses usagers."
"Le bibliothécaire doit répondre aux besoins de sa communauté en matière de culture, d'information, de formation et de loisirs."
Code de déontologie du bibliothécaire de l'ABF

"La bibliothèque est un service publique nécessaire à l'exercice de la démocratie."
Charte de Bibliothèques du CSB

[La bibliothèque est] "le lieu des liens." Eugène Morel (je ne suis pas sûr ?...)
"Un magasin de renseignements publics accessible à tout citoyen" Eugène Morel

"Etre bibliothécaire, c'est se situer par rapport au public. Si possible ailleurs qu'au dessus." Dominique Lahary

[La bibliothèque est] "un grand service public de la surprise." Dominique Lahary

"Ne vous demandez pas quels partenaires peut avoir la bibliothèque. Demandez-vous de qui la bibliothèque doit être partenaire." Dominique Lahary

Beaucoup d'autres points de vue et réflexions sur le site http://www.lahary.fr/pro/

"La médiation n'est pas une tâche mais une mission." Abdelwahed Allouche

4 mai 2008

Bibliothèque et politique culturelle


La bibliothèque dans la politique de développement culturel du territoire.
C'est sur cette question qu'ont du plancher, en 2006, mes prédécesseurs au concours d'ATQCPB. Il y a peu de chances bien sûr qu'elle soit de nouveau dans les sujets en 2008, mais je vais quand même tenter d'y répondre...
Qu'entend-on par politique de développement culturel ?
Je développerais d'abord cette notion en définissant trois axes majeurs des missions que peut se fixer une collectivité dans sa politique culturelle, et j'essaierais ensuite d'y intégrer les missions et actions des bibliothèques, en n'omettant pas de distinguer les rôles respectifs de la BM et de la BDP.
Trois grands axes que je définirais ainsi ;
1/ la valorisation de l'existant, du patrimoine territorial
2/ la couverture territoriale de l'offre culturelle pour l'accès d'un large public
3/ le soutien à la création culturelle

Sur le 1er point, la bibliothèque est directement concernée et impliquée, car l'une de ses premières missions est d'assurer la conservation de ses collections, et de les valoriser. Si l'on parle du patrimoine des bibliothèques, que constituent en particulier les fonds anciens, ce patrimoine est l'objet de toutes les attentions ces dernières années. Le lien entre ces fonds et le territoire est fort, car les trésors de nos bibliothèques viennent pour partie des dons de grandes familles de la région, et bien sûr des confiscations révolutionnaires, notamment des abbayes environnantes. Les opérations de numérisation de ces fonds s'inscrivent dans la sauvegarde (ou sauvetage) de ce patrimoine, mais aussi dans la mission de valorisation de l'existant, car elles permettent de sortir ces documents de leur réserve, au sens propre et figuré, par le biais d'expositions sur place ou virtuelles sur le portail de la bibliothèque, d'accès facilité au document, de publications parfois. Le public est informé de l'existence de ce patrimoine, auquel seuls quelques chercheurs avaient accès autrefois. La rétroconversion des catalogues manuels de ces fonds est une autre action qui favorise leur valorisation ; en ajoutant au catalogue BMR de la BnF ses références, la bibliothèque informe sur sa collection, au delà même de son territoire, augmentant en cela le rayonnement de la bibliothèque hors de son territoire. La valorisation du fonds de la Bibliothèque Bleue, maison d'édition créée à Troyes au XVIIe siècle, par la médiathèque de l'agglomération troyenne MAT, est une illustration de cette valorisation du patrimoine territorial ; exposition à la bibliothèque, mise en ligne sur le site Internet des volumes numérisés, ré-édition de certains titres.

Sur le second point, là encore, les dernières décennies ont prouvé à quel point cette mission était importante pour les bibliothèques. Le code de déontologie de l'ABF le dit bien, "la bibliothèque est d'abord au service de ses usagers". Elle est, selon la charte des bibliothèque du CSB "un service public nécessaire à l'exercice de la démocratie". Ces missions très fondamentales se déclinent nécessairement dans l'accroissement du public desservi. Elles sont à l'origine de la recherche de proximité avec les publics. Proximité assurée par les BDP, dans leur couverture des communes de moins de 10000 habitants, dans leur mission de soutien à la création de bibliothèques, dans leur formation des personnels salariés et bénévoles. Les bibliothèques municipales elles aussi, en développant des réseaux intercommunaux, développent la proximité du service. Le programme des ruches est significatif, dans les communes rurales mais aussi pour quelques zones urbaines périphériques ; la création de ce service culturel au cœur des territoires est une garantie d'accès renforcé à la culture pour des publics autrefois exclus.
Les actions en faveur des publics empêchées sont à compter parmi les actions favorisant l'accès à la culture du plus grand nombre. Les actions "sociales", de lutte contre l'illettrisme, de services / animations destinées aux demandeurs d'emploi, sont autant de distance parcourue pour réduire et combattre les exclusions.

Sur le troisième point, je considérerais que la bibliothèque n'est que rarement impliquée dans, par exemple, les résidences d'écrivains ou d'artistes que telle commune, tel département va financer et organiser, ou dans les aides financières que le département ou la région va distribuer aux éditeurs locaux. En revanche, elle doit jouer un rôle majeur dans la mise en valeur de la création locale, en la faisant figurer en bonne place dans ses collections bien sûr, mais aussi en faisant connaître cette création par ses animations ; rencontres avec les auteurs, clubs de lecteurs sur les ouvrages concernés, projection d'un court métrage réalisé par un cinéaste local, expositions d'un photographe de la région, etc.

Enfin, comme acteur culturel parmi d'autres, comme maillon d'une chaîne territoriale, la bibliothèque développe des partenariats avec des musées, des conservatoires, un département cinéma de l'université, et informe ses usagers des activités de ses partenaires par l'affichage, la mise à disposition de brochures et de documents de communication de ses partenaires, par la mise en valeur des documents qu'elle possède sur tel thème d'exposition traité actuellement par le musée municipal, etc. Elle s'inscrit dans cette politique globale, et n'agit pas seule, sans tenir compte des autres domaines de la politique territoriale en matière de culture.

Déontologie du bibliothècaire...


Je vais essayer de faire abstraction, dans un premier temps, du code de déontologie du bibliothécaire élaboré par l'ABF, et d'aborder le sujet à partir de mes lectures et réflexions de ces derniers mois.
Le premier terme que j'associe à la déontologie est celui de service public. Que je décline immédiatement en "service au public" ou encore "au service du public". Quels sont les élément qui garantissent ce service public ?
• 1/ l'égalité de traitement. En quoi un bibliothécaire pourrait il enfreindre ce grand principe ? En écartant par exemple un usager d'une ressource, parce qu'il estimerait que l'objectif de l'usager n'est pas aussi valable que celui d'un chercheur sérieux ? En préjugeant de ce dont a besoin un usager à partir de l'image que renvoie cet usager ; trop jeune ou trop inculte pour cet ouvrage pointu, trop "typé" (âge, sexe, couleur de peau, statut social) pour accéder à telle ou telle ressource. En écrivant ceci, je n'arrive pas à imaginer d'exemple. Je dirai surtout que cette égalité de traitement détermine l'attitude du bibliothécaire vis à vis de l'usager ; il ne doit pas porter de jugement de valeur sur la démarche de l'usager, et j'ajouterai, il doit TOUJOURS la considérer comme légitime du point de vue de l'usager. Il ne doit pas choisir entre la demande sérieuse et la demande qui ne l'est pas. Il doit accueillir tous les citoyens, qu'ils fassent partie du territoire desservi par la bibliothèque ou non (ici la politique tarifaire créé de réelles inégalités, de mon point de vue).
• 2/ le droit de tout les citoyens à être informés, qui se traduit pour le bibliothécaire en une obligation d'informer tous les citoyens. "Tous les citoyens" vient d'être traité plus haut, réfléchissons donc à l'obligation d'informer. On touche ici à la mission première de la bibliothèque qui est de mettre à disposition des collections, qui véhiculent cette information. L'obligation, dans le choix que fait le bibliothécaire au moment des acquisitions, de couvrir tous les domaines de la connaissances, le caractère encyclopédique de la collection, la représentativité des connaissances et des courants d'opinion sur un thème donné, mais aussi la prise en compte des divers degrés d'information ; le niveau expert, le niveau "tout public" ou vulgarisateur.
• 3/ la confidentialité ; je ne vois pas trop l'intérêt qu'aurait un bibliothécaire à afficher la liste des documents empruntés par tel usager, ni l'impact que cela aurait sur la vie de cet usager... Mais bon, admettons, je dois garder secret les transactions effectuer par un usager, je dois bien sûr ne pas diffuser les informations personnelles sur cet usager auquel son dossier d'inscription me donne accès.
• 4/ le respect de la loi ; c'est un peu général, mais je place cet élément dans la constitution des collections ; je dois m'assurer de ne pas acquérir de documents qui enfreindrait la loi ; pas d'ouvrages négationnistes, pas d'incitation à la haine (cela veut il dire que j'exclus définitivement les exploits littéraires d'une Bardot et d'un Sevran ? Alors même que ces ouvrages circulent et ne sont pas interdits, et que, peut-être, certains usagers me les réclament...). Dois-je protéger mes usagers des horreurs que l'on peut trouver sur Internet ? Est-ce mon rôle, par exemple, de protéger les plus jeunes de l'accès à des sites pornographiques ? Je pense personnellement que oui c'est mon rôle, voir mon devoir.
• 5/ la nécessaire (mais est elle possible ???) neutralité du bibliothécaire ; là encore, cela concerne les collections. Si j'achète le dernier livre-programme d'un certain Nicolas S., je dois aussi alors acheter celui d'une Ségolène R., d'un Olivier B., d'un Jean Marie L., d'une Arlette L., etc. ? Le tout dans le respect de la loi bien sûr... Les ouvrages politiques sont un bon exemple je pense de la problématique à laquelle est confronté le bibliothécaire, leur production s'est multipliée ces dernières années, plus ou moins dans certains courants politiques que dans d'autres, selon l'état des partis concernés... Mon choix ici serait de n'en acheter aucun, mais de privilégier les analyses "sérieuses" des courants politiques français. Mais ces analyses seront-elles objectives ? Allez trouver un ouvrage qui traite du FN sans le décrire pour ce qu'il est, un parti extrémiste et démagogique...

Si je reprends maintenant le code de déontologie de l'ABF, que dit-il ?

• Sur les usagers d'abord :
"- Respecter tous les usagers -> cf point 1
- Offrir à chacun une égalité de traitement -> cf point 1
- Garantir la confidentialité des usages -> cf point 3
- Répondre à chaque demande, ou, à défaut, la réorienter -> cf point 2
- Assurer les conditions de la liberté intellectuelle par la liberté de lecture -> cf point 2 (?)
- Assurer le libre accès de l’usager à l’information sans laisser ses propres opinions
interférer -> cf point 2 et 5
- Permettre un accès à l’information respectant la plus grande ouverture possible, libre,
égal et gratuit, sans préjuger de son utilisation ultérieure -> cf point 1 et 2
- Garantir l’autonomie de l’usager, lui faire partager le respect du document, favoriser
l’autoformation -> cf point 2
- Promouvoir auprès de l’usager une conception de la bibliothèque ouverte, tolérante,
conviviale."-> cf point 1, 4 et 5

• puis, sur les collections :
"- Ne pratiquer aucune censure, garantir le pluralisme et l’encyclopédisme intellectuel des
collections -> cf point 5
-Offrir aux usagers l'ensemble des documents nécessaires à sa compréhension autonome
des débats publics, de l'actualité, des grandes questions historiques et philosophiques -> cf point 2
- Appliquer les dispositions législatives et réglementaires concernant les collections, ainsi
que les décisions de la justice, sans se substituer à celle-ci, notamment celles qui
interdisent la promotion de toute discrimination et de toute violence -> cf point 4
- Assurer la fiabilité des informations, œuvrer à leur mise à jour permanente et à leur
conformité à l’état présent des connaissances scientifiques -> cf point 2
- Organiser l’accès aux sources d’informations pour les rendre disponibles, y compris à
distance, selon les normes professionnelles en vigueur -> cf point 2
- Faire connaître et mettre en valeur les collections, les ressources, les services dans le
respect de la neutralité du service public -> cf point 2 et 5
- Faciliter la libre circulation de l’information." -> cf point 2

Je ne m'en sors pas trop mal, les points 1 à 5 couvrent de façon à peu près exhaustive les items du texte de l'ABF. Travaillant déjà actuellement dans un service public, ce sont des notions que je pratique, connais et j'ajouterais qui ont un sens pour moi. Je choisis le métier de bibliothécaire plutôt que celui de documentaliste dans le privé parce que justement ces notions sont importantes pour moi, et qu'agir pour tous les citoyens, en respectant chacun, en favorisant l'exercice des droits de ces citoyens, ne sont pas à mes yeux des valeurs anecdotiques.